Le cinéma de Thibault

Le cinéma de Thibault

Répliques Les anges gardiens



Répliques Les anges gardiens


Antoine : Allô ? Je te dis qu’il faut garder l’espoir ma poule.
Regina : C’est qui, ma poule ?!

A non non non ! C'est tout çà !Père Tarain : Mère Angelina ?
Mère Angelina : Ah ! C'est vous Père Tarain.
Père Tarain : Vous m'avez fait d'mandé ?
Mère Angelina : Oui.
Père Tarain : Ecoutez, je profite d'un des rares moments où vous n'êtes pas sur la brèche pour vous exprimer ma gratitude et celle de mon groupe de jeunes qui garderont dans leur coeur en rentrant chez eux une image de vous et des p'tites sœurs ...
Mère Angelina : Bla bla bla bla ... Chacun à fait de son mieux, et le bon Dieu a guidé nos actes.
Père Tarain : Mmh.
Mère Angelina : J'ai un gros service à vous demander. Vous rentrez toujours à Paris demain, vous savez que je prends ma retraite l'année prochaine, et bien çà fait 40 années d'archives à rapporter !
Père Tarain : Ah, mon dieu !
Mère Angelina : Si vous acceptiez de rapporter le quart de ces archives !
Père Tarain : C'est sans problème nous sommes 9 ! On, on va se répartir allègrement la charge !
Mère Angelina : Tenez ! Tout est là !
Père Tarain : Ah, c'est un quart de çà qu'il faut ramener ?!
Mère Angelina : Ah non non non ! C'est tout çà ! Les 3/4 qui restent sont dans la pièce à côté, là !
Père Tarain : AH !
Mère Angelina : En plus, je dois vous demander de vous charger de ces 2 bonnes malles pour l'archevêcher. C'est la comptabilité de la mission des 20 dernières années.
Père Tarain : Non, avec un peu de méthode, on devrait ... mmh ... on devrait pouvoir se débrouiller...
Mère Angelina : Merveilleux !

Stewart : Vous parlez Chinois ?
Antoine : Enfin je parle le Chinois courant.
Stewart : Sandrine, Monsieur parle Chinois couramment.
Hôtesse : Ah bon ? Alors vous savez dire « Bonjour, comment allez vous ? ».
Antoine : Oui, quand même : nǐ hǎo mai bah no ?
Hôtesse : Nǎo mai.
Antoine : Ah non, nǐ hǎo mai. En Chine il faut faire attention à l’accent parce que le même mot peut avoir des tonnes de significations différentes.

Jérôme : Bon d’accord, on arrive Padré.
Père Tarain : Non mais ne m’appelle pas Padré ! [Il renverse la marmite sur les pieds de Mère Angelina]
Mère Angelina : Ha ! Ha !
Père Tarain : Oh ! Oh ! Excusez moi, c’est le bouillon qui a giclé. Mère Angelina, vous vous êtes fais mal ?
Mère Angelina : C’est épouvantable. Ha ! Ha !
Père Tarain : Ah ! Le bouillon, la cata ! Ah, je suis mortifié ma mère !

Rachid : Oh ! Ça colle mon Père, c’est d’la merde !

Père Tarain : Regardez les enfants, ce, ce bel oiseau d’acier qui va se poser au ras des Buildings.
Jérôme : Ouai, super.
Rachid : Super !
Père Tarain : Super ! Super !

Chinois : Mr Carco ?
Antoine : Nǐ hǎo mai.
Chinois : What ?
Antoine : Nǐ hǎo mai. A ben dao.
Chinois : What did you say, sir ? Lost luggage ?
Antoine : Non je dis, ni hǎooo mai.
Chinois : No, me not speak french.
Antoine : Nǐ hǎo mai !

Antoine : My friend Yvan Radmilo, which hospital ?
Chinois : No hospital, the morgue.
Antoine : Morgue ? Déjà ? Merde. C’est vite fait hein. Death very quick, hein.
Chinois : Yes yes, murdered. Murdered, awful.  
Antoine : Awful, yes. Comment ça murdered ?!
Chinois : Crash by big truck against a wall. La Pince became pancake.
Antoine : Il a été assassiné ?
Chinois : Triades Chinese Mafia.
Antoine : Triades. You mean THE Triades ?
Chinois : Yes yes, we go see the kid.
Antoine : No ! No more kid, hein. No more kid. Là c’est trop charié, too much charié. Don’t take me pour un con.

Antoine : Allez grimpe ! Vite vite !
Bao : Vite vite vite !

Père Tarain : Père Tarain, A.I.N, comme pain.

Antoine : Dis à Luna que le Père Pain va lui ramener son fils à l’avion de Hong Kong demain.
Père Tarain : Tsst. Tarain. Le Père Tarain. Pas le Père Pain, j’ai dis pain pour l’orthographe.

Père Tarain : Mince, mais vous avez raccroché. Comment je vais faire pour la reconnaître ?
Antoine : Vous ne pouvez pas la rater : c’est une Chinoise, très très jolie, bien faite, hein. C’est un beau châssis quoi.
Père Tarain : Ah, un beau châssis ? Un beau châssis.

Père Tarain : Irresponsable ! Totally irresponsable !

Antoine : Je suis resté accroché derrière le bus parce que, parce que en sortant du taxi, une Toyota conduite par un chauffard a failli me renverser.
Les enfants : Nous aussi ! Nous aussi ! Nous aussi !
Jérôme : Ouai, des Toyota, elles ont failli niquer l’Père Tarain.
Père Tarain : Nan, effectivement, c’est passé razibus.
Les enfants : Ah ! Razibus !

Guichetière : Qui est le Père Train ?
Père Tarain : Pardon ? Tarain, A.I.N, comme pain, mais y’a pas d’Père Train.
Guichetière : Vous êtes le Père Train ?

Père Tarain : C’est un brave garçon ce Jérôme : un peu rugueux mais au fond responsable.
Jérôme : Une clope ?

Antoine : Il est rond, il est rond ce p’tit Bordeaux.
Père Tarain : Ah oui, tout à fait, tout à fait. Et ses cailles aux raisins ... mmm ... elles feraient croire en Dieu.

Femme : C’est occupé.
Père Tarain : Dépêchons ! ... Dépêchons !
Femme : Occupé !
Père Tarain : Dépêchons !

Antoine : Stewart ?
Stewart : Monsieur ?
Antoine : Vous n’auriez pas un tournevis là s’il vous plait ? Parce que ma serrure est encore coincée.
Stewart : Vous voulez que je regarde, Monsieur ?
Antoine : Ah non non non, merci, je voudrais juste un tournevis, ou alors un trombone, hein ?
Stewart : D’accord, j’vais faire mon possible.
Antoine : Merci.
Stewart : Tenez, c’est le canif personnel du commandant.
Antoine : Très aimable. Stewart. Cassé. Voilà le canif personnel du commandant a eu un problème.
Stewart : Ah ba mince, non ba … ba, ba il y tenait beaucoup.
Antoine : Non ba ça fait rien, je me débrouillerais autrement. Merci, excusez moi au près de lui.

Antoine : Sortez donc votre agenda pour qu’on prenne rendez vous.
Père Tarain : Je m’en suis débarrassé mais ce n’est pas grave, j’ai une mémoire d’éléphant.
Antoine : Vous vous êtes débarrassé de votre agenda ?! Le gros agenda en cuir que j’ai vu à l’aéroport, vous vous en êtes débarrassé ?! Celui avec une grosse tête de Sainte Vierge dessiné dessus, vous ne l’avez plus ?!
Père Tarain : Une grosse tête de Sainte Vierge ? Pas du tout, mais j’ai jamais eu un agenda avec une grosse tête de Sainte Vierge.
Antoine : Ba je l’ai vu ! Je l’ai vu !
Père Tarain : Pas du tout.
Antoine : Mais je l’ai vu ! Je ne suis pas fou, je l’ai vu !
Père Tarain : Mais j’ai jamais eu une grosse tête de ... Ah ! Sainte Catherine de Sienne ! Vous confondez Sainte Catherine de Sienne avec la vierge Marie, pour un catholique vous me décevez. Et puis la Sainte Vierge n’a pas du tout une grosse tête.

Antoine : Celle là aussi est à vous là ?
Père Tarain : Oui, oui mais c’est même celle là ou y’a l’agenda.
Antoine : Ah ! L’agenda ! J’la prends !

Antoine : Ah je m’en suis sorti. Quel cirque, c’est invraisemblable ! Ils étaient prêt à me fouiller l’cul avec une lampe torche !

Antoine : Il faut que je parle au Père Pain !

Père Tarain : Tarain ! C’est Tarain ! A.I.N comme train ! Non, comme nain ! Non, comme du pain, du pain, du bon pain !

Père Tarain : Vous n’allez pas vous en tirer comme ça Monsieur Ciccolini, c’est moi qui vous l’dit.
Antoine : Tu crois qu’tu vas m’arrêter ?
Père Tarain : Ça n’est pas moi, c’est votre conscience qui vous arrêtera ! On n’échappe pas à sa conscience ! Elle va tellement vous taurader la nuit, le jour que vous ne pourrez plus vivre normalement.
Antoine : Alléluia.
Père Tarain : Elle vous poursuivra jusqu’à la Saint Glinglin ! Parfaitement ! L’œil était dans la tombe et regardait Caïn !

Bonne conscience : Toutoune.
Antoine : Aaaaaaaah !
Bonne conscience : Tu recommences à faire le salaud.
Antoine : Il est là ! Il est là ! Là !

Antoine : Alors tu fais n’importe quel de t’es grigris, mais tu m’enlèves ses visions !

Mauvaise conscience : J’suis là mon poulet !!

Madame Albert : Mon Père, je vous apporte des œufs tout frais pondus.
Père Tarain : Espèce de monstre !
Madame Albert : Aaaaah !
Mauvaise conscience : Oh !
Père Tarain : Oh, Madame Albert, pardon, c’est une méprise.

Antoine : Commissariat ? Ici le Carco’s. Nous sommes victime d’une agression : des gangsters Chinois terrorisent la salle avec des mitraillettes. Dépêchez vous, on a besoin de secours ! Magnez vous bordel ! Quel pétochard ses flics !

Tchouk Tchouk : Ooooh !
Père Tarain : Non, pardon.
Tchouk Tchouk : Mon Père.
Père Tarain : Oh excusez moi, mais j’ai du glisser sur une chaussure. Oh, saloperie d’chaussures hein ! Oh tiens ! Et ba tiens ! Non mais prends ça tiens, chaussure ! Non mais c’est effrayant d’avoir autant de chaussures ! Saloperies d’chaussures ! Et ba tiens, tiens prends ça ! Tiens une autre chaussure ! Tiens, voilà chaussure ! Ah !
Tchouk Tchouk : Ah ! Ils sont partis là ?
Antoine : Qu’est ce que vous fabriquez là dedans ?
Tchouk Tchouk : Ba on se cachait parce qu’il y avait un Chinois qu’était venu dans votre bureau.
Père Tarain : Oui et les Chinois ... Ce sont les Chinois qui ont ...
Antoine : Oh, mes pompes ! Mais dans quel état vous avez mis mes pompes !
Père Tarain : Des Berluti !

Père Tarain : J’aimerais bien que vous m’expliquiez le rapport entre votre fils et cette fusillade.
Antoine : La maman du môme, est la nièce d’un caïd d’une Triade Chinoise.
Père Tarain : Une ... Ah bravo, de mieux en mieux ! Ah c’est le pompom.
Antoine : Non mais dites dont, vous m’demandez des explications, j’vous les donne ! Un peu d’tolérance chrétienne merde ! Enfin !
Père Tarain : Non, excusez moi.
Bonne conscience : Toutoune, t’es pire que tout ! T’es arrivé à culpabiliser ce brave type !
Antoine : Je t’emmerde mon grand !
Père Tarain : Pardon ?
Antoine : Non rien. Faites un peu confiance à bibi.
Père Tarain : Bibi ? Mais qui est bibi ?

Regina : On menace ma vie à cause de ton fils.
Antoine : Oh mais fout moi la paix : Bao n’est pas mon fils. C’est le fils de ce vieux copain qui m’a téléphoné de Hong Kong.
Regina : Ma poule ?!
Antoine : Oui, ma poule ! Je sais que tu ne me crois pas mais pourtant c’est un fait. Ma poule c’est un copain et pas une femme !
Regina : Mmm, bien sur, vous avez fait un bébé entre copains. Tu me prends pour une conne ?!
Antoine : Je te dis la vérité.
Regina : Depuis 10 ans qu’on est ensemble, je ne t’ai jamais entendu appeler quelqu’un ma poule ! Et surtout pas un mec !
Antoine : Et alors, j’appelais ma poule ma poule parce que y’a 20 ans en Asie ont était une bande de voyous et ont faisaient n’importe quoi, et on s’appelaient ma poule comme aujourd’hui on s’appellerait mon coco ou mon chéri. Tiens et puis y’a 20 ans ma poule c’était à la mode et merde !

Antoine : Attaquez ma maison, bon c’est logique. Mais pourquoi celle du voisin ?

Père Tarain : Bon et bien y’a de quoi se faire un bon casse-dalle.

Homme de Mr. Mo : You !

Antoine : Les Triades, tu connais leurs méthodes ?!
Bon Papa : Faut pas céder aux ravisseurs. Il faut les débusquer à la carabine, ses faces de pamplemousses !
Père Tarain : Ça va bien Bon Papa, épargne nous t’es discours racistes !
Madame Tarain : Allez, venez Bon Papa.
Bon Papa : Parce qu’on a discuté avec les Vietminh et on a vu l’résultat ! Capitulants ! Vous êtes tous des capitulants !

Qui est gros ?Homme : Mais tu est qui toi, le connard ?!
Père Tarain : Ce n’est pas vous que je visais. C’est une …
Homme : Qu’est ce que c’est que cette lopette déguisé en curton ?!
Père Tarain : Allons, allons.
Antoine : Il t’as dis que c’est pas toi qu’il visait ! Tu parles pas Français ?!
Homme : Je t’ai causé à toi, le gros ?
Antoine : Qui est gros ?

Homme : Ah, vous êtes de la Police. Monsieur le Curé aussi peut être ?
Antoine : Non, Monsieur m’accompagne. Et pratique de temps en temps des extrêmes-onctions en cas de bavure, si vous me suivez.

Mauvaise conscience : Ba vas-y, bouffe le ! T’as toujours adoré le Paris-Brest.
Père Tarain : Mais fiches moi la paix, tu perds ton temps !
Mauvaise conscience : Si il était aussi bon que celui que faisais Mamie Huguette. Hein ? Mais prends en au moins une petite bouchée ...Ça tu me le ...
Père Tarain : Chut.
Mauvaise conscience : Pour faire la comparaison.
Père Tarain : Chut.
Mauvaise conscience : En plus tu lui rends service.
Père Tarain : Chut.
Mauvaise conscience : Il est bourré de cholestérol.
Père Tarain : Chut.
Mauvaise conscience : Regarde oh, cette crème au beurre.
Père Tarain : Lâche ça !
Mauvaise conscience : Et ba maintenant que tu l’as bousillé tu ferais mieux de le manger.
Père Tarain : Ça tu me le ...
Antoine : Ah ! Bon j’ai eu le professeur hein. Il est d’accord pour la sortir demain à condition qu’on la prenne en charge. J’ai beaucoup insisté sur le faite que tu étais un curé.
Père Tarain : Tu as bien fais, tu as bien fais.
Antoine : Bon ba j’vais prendre mon Paris-Brest et puis on va à l’hotel.
Père Tarain : Non non non non ...
Antoine : Garçon ?
Père Tarain : C’est pas la peine, j’ai demandé pour toi mais ils m’ont répondu qu’ils étaient désolés mais que, ils avaient été obligés de donner le dernier à un habitué. Pas de chance. Bon allez j’ai, j’ai, on peut y aller d’ailleurs j’ai payé et puis ils vont fermer.
Antoine : Ah mais non ! Non non mais c’est des cons, assieds toi là, non mais je l’avais repéré en rentrant là ! Garçon ?! Mon Paris-Brest !
Père Tarain : Non non, n’en faite rien le garçon était tellement désolés, j’ai rien pu dire, il avait les larmes aux yeux.
Antoine : Quoi ?
Père Tarain : Bon allez, allons y, on est crevés. Et puis c’est pas dramatique.
Antoine : Oui ba d’accord mais enfin, moi j’reste sur ma faim là. Un repas sans dessert c’est comme un week-end sans gonzesse.

Bonne conscience : Vu ton attitude de macho avec les femmes, c’est justice qu’il y ai un tour de bâton.
Antoine : Je t’ai demandé ton avis à toi ?
Bonne conscience : Tu étais très romantique adolescent. Rappelle toi : la fille du pépiniériste, ton premier amour. Tu lui donnais la sérénade la nuit sous les micocouliers.
Antoine : Je m’en souviendrais !
Bonne conscience : Tu t’en souviens plus ? Tiens ... [Il souffle un souvenir]Ma petite est comme l’eau ...
Antoine : Ma petite est comme l’eau, elle est comme l’eau vive, elle court comme un ruisseau, que des enfants ...
Pépiniériste : Oh putain, con ! Mais c’est pas possible ça !
Antoine : Courez, courez, vite si vous le pouvez ...
Pépiniériste : D’emmerdez les gens comme ça ! Casse toi de là ! Casse toi !
Antoine : Jamais, jamais, vous ... ne ... retrouvez ...

Antoine : J’ai balancé ton sac à dos sur cette chose là, cette espèce d’ange gardien qui arrête pas de me faire la morale. Depuis que je t’ai rencontré !
Père Tarain : À toi il t’fait la morale ? Parce que moi tu comprends, le mien c’est franchement le contraire.
Antoine : Comment ça ? T’en as un toi aussi ?
Père Tarain : Ba oui.
Antoine : Quelle tête il a le tien ? Il t’ressemble ? Parce que moi il est assez proche. Il a une tête de veau.
Père Tarain : Ah non, moi il ne me ressemble pas du tout. Non, cheveux gras dans le cou, dévergondé, extrêmement vulgaire, il est très très éloigné de moi ça.
Antoine : Il te fais pas la morale ?Comment ça ? T’en as un toi aussi ?
Père Tarain : Il m’pousse à pécher.
Antoine : Ha … Et tu lui cèdes ?
Père Tarain : Ah non, tout de même.
Antoine : Moi non plus, j’lui cède pas du tout.
Père Tarain : Sauf ... Sauf tout à l’heure ... Il m’a obligé à manger ton Paris-Brest.
Antoine : Quoi ?! Mais putain c’est une enflure.
Père Tarain : Oui c’est un démon. Pour lui les pires tentations sont les meilleures.
Antoine : Hey hey, dis donc. J’échangerais bien le mien avec le tien parce que le mien avec son air bonnasse de 1ère communion, j’peux plus le saquer. Comment on peut faire pour s’en débarrasser ?
Père Tarain : On se débarrasse pas de sa conscience mon fils, on vis avec. Et quand on arrive à être en accord avec soit même, elle vous laisse en paix.
Antoine : Et ben c’est gai.

Père Tarain : Tu te sens soulagé ?
Antoine : Oui oui, depuis ce matin plus d’ange.
Père Tarain : Moi non plus. Plus de nouvelles : bonne nouvelle.

Antoine : On s’est connu en Birmanie, en 69, à Rangun au cour d’une bagarre mémorable dans un bar mal famé.

Père Tarain : Il vaudrait mieux demander tout de suite à Madame Lili Wong si elle connaît l’adresse de son oncle. Et de toute façon il faudra bien lui dire que son mari n’est pas au mieu de sa forme.
Antoine : Mais putain t’es con ou quoi ?! Le spécialiste ! Vient de nous dire qu’elle ne pouvait pas supporter des choses comme ça.
Lili : J’en ai encaissé pas mal, vous savez j’vous ai pas attendu.
Père Tarain : Tu vois, elle est d’accord.
Antoine : Bon alors voilà, ton mari n’a pas eu un accident, il a été buté par la mafia, écrasé salement contre un mur ! Bao ne nous attends pas à la maison, il a été enlevé avec le frère de Monsieur. Voilà, la vérité toute nue ! La voilà ! Ça te va ?!
Père Tarain : Oh ! Mais quelle maladresse ! Tu es un balourd !

Père Tarain : Mais non, mais ne la gifles pas, il faut lui mettre les pieds en l’air.
Mauvaise conscience : Exact, comme ça sa jupe va tomber !
Père Tarain : Oh ! Sagouin !

Lili : C’est Monsieur Mo qui a enlevé Bao ?
Père Tarain : Oui.
Antoine : Oui.
Lili : Mais il a jamais été mon oncle ! J’ai été sa manucure et je suis malheureusement devenu sa petite amie. Mais comme c’est un sale hypocrite qu’en plus il est marié, il me présentait partout comme sa nièce.
Antoine : Sa nièce ?
Père Tarain : Ba quoi, tu connais pas l’expression « Sa nièce » ?
Antoine : Non pas du tout, quelle expression ?
Père Tarain : Ba c’est un classique, une vieille expression alsacienne : quand une jeune fille est avec un vieux barbons on dit qu’il est avec sa nièce, bien sûr.
Antoine : Ah bon ? Ba j’savais pas moi.
Père Tarain : Ba oui.
Antoine : Moi quand je dis, je pense à ma nièce, c'est-à-dire la fille de ma sœur, et pas forcément un vieux con. Alors maintenant si tu cherches à me vexer avec ta culture, et ba je t’emmerde !

Antoine : Et ba mes enfants y’a un bon Dieu.
Père Tarain : Mais c’est ce que je me tue à vous dire !

Serveuse : Nǐ hǎo.
Antoine : Ah ! Nǐ hǎo.
Serveuse : Vous avez réservé ?
Antoine : Oui euh ... Dubois.



14/06/2009
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