Le cinéma de Thibault

Le cinéma de Thibault

Séance de rattrapage : Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) **



Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) de Ivan Calbérac

Synopsis


Léa, douze ans, aurait aimé vivre dans une autre famille...
Une famille où l'on ne se sépare pas, où l'on n'a pas deux maisons... une famille où sa mère la comprendrait mieux, où son père aurait un peu plus les pieds sur Terre et où son petit frère écolo ne lui reprocherait pas son temps passé sous la douche sous prétexte qu'il n'y aura bientôt plus d'eau sur la planète...
Cette année-là, Léa entre en cinquième. Tandis que son père et sa mère tentent de reconstruire leur vie, elle va connaître son premier amour, celui qui bouscule les certitudes sur le monde, sur les parents, celui qui fait qu'on n'est plus jamais vraiment le même.
Cette année-là, chacun va peu à peu retrouver son équilibre et s'ouvrir aux autres...

L'avis de Thibault

Après le pétillant et très frais, On va s'aimer, Ivan Cabérac revient avec une comédie Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires).

Le film suit une famille éclatée à la suite d'un divorce. Alors que se passe-t-il après le divorce ? Les enfants sont paumés et les parents... aussi. On suit Léa, douze ans, préadolescente précoce qui abuse un peu trop. Elle trouve l'amour. Sa mère trouve un homme mais est-ce l'amour ? Son père n'assume pas sa relation avec une jeunette. Et son petit frère se demande si ses parents, en plus de détruire la planète, l'aiment encore. Le film aborde non pas le divorce mais plutôt, le sujet délicat de la reconstruction d'une famille âpres un divorce.

Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) flirte du côté de La boum, Diabolo Menthe, Un week-end sur deux, et plus récemment LOL ou même Juno sans pour autant les égaler. On observe quelques petits clins d'oeil, sans que cela soit pour autant désagréable. Malheureusement, les dialogues alignent poncifs sur poncifs. Seul quelques répliques font sourire comme celle de Danièle Lebrun : « Sur 10 mecs, y'a 11 cons ». Le scénario est inégal aux clichés décidément sur exploités. Le film accumule les situations déjà vues mille fois comme l'histoire d'amour entre Léa et Hugo incarné par Keyne Cuypers mais n'exploite pas beaucoup le chamboulement dans la vie des enfants qui dans la vie réelle deviennent insupportables pour les enseignants et les parents. L'histoire est belle mais ultra classique et pas forcément très bien menée.

Mathilde Seigner est toujours égale à elle-même. Elle nous livre son habituel numéro de femme caractérielle et attachante. Bernard Campan est d'une justesse inouïe, tout en sensibilité. La petite Bertille Chabert, aperçue dans Le cout de la vie de Philippe Le Guay, est également très juste. Elle montre un talent d'actrice très précoce. Comparée avec Garance Le Guillermic, Paloma dans Le hérisson, la jeune actrice est largement meilleure. Nous devrions la revoir très prochainement. En petit frère écolo, Jean-Baptiste Fonck est trop craquant.

A mi chemin entre la comédie sentimentale adulte et le film d'ado, Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires), ne réitèrera pas le succès surprise de l'été dernier : Le premier jour du reste de ta vie.

Fiche Technique

Genre : Comédie, Famille, Romance

Nationalité : Française

Réalisation : Ivan Calbérac

Casting : Mathilde Seigner, Bernard Campan, Bertille Chabert, Gregori Derangère, Judith Davis, Daniele Lebrun, Jean-Baptiste Fonck, Keyne Cuypers, Manon Valentin, Didier Brice, Camille Bardery, Anne Charrier, Francois Toumarkine, José Paul, Christine Gagnieux et Alain Debruyne

Durée : 98 min

Année de production : 2009

N° de visa : 118730

Date de sortie : 22 Juillet 2009


27/07/2009
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